Autriche – France avec des lunettes : Incompréhensible ? | Bleu profond

Autriche – France avec des lunettes : Incompréhensible ?

Peut-on vraiment comprendre ce qui s’est passé hier soir. Rationnellement parlant. A entendre les joueurs ou encore le sélectionneur, si l’Equipe de France n’avait pas pris ces buts – deux coups francs et un penalty – elle aurait gagné ce match. Ils se vantent même de n’avoir jamais été bougés, et d’avoir parfois bien joué. Mais à quel jeu joue-t-il ? Au football ? Au football tel qu’on le connaît jusque là, tous les buts comptent, même ceux marqués sur des coups de pied arrêtés.

Après avoir dit ça, on a rien dit. Alors que dire de ce match, et pour me répéter : peut-on vraiment comprendre ce qui s’est passé hier soir. Pour beaucoup, la réponse est simple : Mexès. Pour d’autres, encore plus nombreux, elle est encore plus simple : Domenech. Mais pour ceux qui ont vu ce match, ou ne l’ont pas vu, revenons sur deux débuts possibles d’explication.

La fébrilité. C’est le troisième match de suite que la France concède un penalty. Comment est-ce possible ? 1 penalty par match, autant commencer les matchs en donnant un but à l’adversaire. On peut y voir le signe d’une très grande fébrilité, les joueurs n’évoluent pas en confiance. Trop de pression, trop d’attentes ? Peut-être faudrait-il dédramatiser tout cela ? Et que jouer en Equipe de France redevienne un plaisir. Ce n’est pas au Stade de France, mercredi prochain, qu’on va régler tout ça.

Les faillites individuelles : A l’Euro, Philippe Mexès n’aurait pas fini le match. L’arbitre aurait pu siffler plusieurs penaltys contre lui. Tout ça est confondant car les mêmes qui ne comprenaient pas sa non-sélection à l’Euro, le descendent aujourd’hui. Tout ça est confondant car le joueur de la Roma n’a pas fait un mauvais match si on n’excepte son incapacité à marquer son joueur dans la surface. Alors pourquoi ? Peut-être faut-il le rappeler : évoluer au niveau international demande autre chose qu’une réussite en club. Quel que soit le prestige de ce club. Il y aura toujours des joueurs flamboyants en clubs et inexistants en Equipe nationale. Et il faut aussi rappeler que tout le monde peut rater un match. Tout le monde.
Car Mexès n’est pas la seule déception de ce match. Mandanda en restant scotché sur sa ligne, en ne sortant pas de ses buts a fait preuve de la même fébrilité… Et on aimerait continuer. Mais pourquoi continuer, on pourrait égrener les noms de pratiquement tous les joueurs de l’Equipe de France. En n’oubliant pas le sélectionneur…

On meurt ensemble disaient-ils. Leur tâche mercredi est plus simple : survivre.

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