
Goya, Los desastres de la guerra
A en croire la presse, la bonne et la mauvaise, il faudrait rétablir les exécutions publiques. Et pendre puis brûler Raymond Domenech en place de Grève.
Raymond Domenech. L’homme – le sélectionneur – qui n’a rien gagné. Faut-il rappeler que depuis sa prise de fonctions en 2004, il n’y a qu’un seul sélectionneur qui peut se prévaloir d’avoir gagné quelque chose : Marcello Lippi.
Et aujourd’hui. On encense Marco Van Basten, mais qu’a-t-il gagné en tant que sélectionneur ? Rien. De même, qu’a gagné Guus Hiddink ? Rien. Et pourtant, ce dernier est considéré, à juste titre, comme un sorcier du foot. Un magicien. Et ne parlons même pas de Didier Deschamps, un perdant tout comme Domenech (que de finales ratées à eux deux).
La qualité d’un sélectionneur ne se mesure pas à ses victoires (Roger Lemerre en 2000) ou ses défaites (Houiller en 93) mais bien au travail accompli qui souvent - malheureusement - ne résiste pas aux affres d’une compétition (que dirait-on aujourd’hui de Jacquet si l’Italie avait éliminé la France aux tirs aux buts en 98 ?).
Et il doit y avoir d’autres juges de paix qu’une compétition ratée ou une opinion publique haineuse, jalouse et abâtardie par les succès passés (pour un pays qui a découvert le football il y a tout juste 10 ans, cette exigence du résultat est proprement hallucinante).
Si Domenech doit partir, qu’il le fasse pour de bonnes raisons (usure, meilleur candidat, souhait des joueurs, compétence technique…). Pas au nom d’arguments qui ne vivent que le temps d’un premier tour.
On parle aujourd’hui de fiasco. Mais on a la mémoire courte. Il faut se rappeler 93, pour prendre la mesure d’un vrai fiasco.
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20 juin 2008 à 17:03
L’analyse de ce billet est bonne, et elle a le mérite de donner un autre écho. Je suis un défenseur de Domenech avant même qu’il ne soit sélectionneur. Mais il faut bien dire une chose, et en toute objectivité, il a raté son Euro. Cet échec on le lui doit en très grande partie.
Chez les joueurs qui blâmer ? Malouda surement. Mais Raymond n’a pas su s’en rendre compte à temps. Gallas ?
Mais les changements tactiques hasardeux, la non prise de risque, et bon sang changer Nasri pour mettre Boumsong !!!
Enfin je terminerai en disant qu’il se prend l’effet boomerang dans la figure. Il a toujours était dédaigneux avec les journalistes (je ne l’en blâme pas, moi ça m’a toujours fait marrer) et aujourd’hui il paie, je peux difficilement le plaindre de cette situation.
22 juin 2008 à 14:24
Triste sortie des Pays-Bas